Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 15:04

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Voici quelques années que notre histoire s’est déroulée.

Celle d’un cordonnier comme tous les autres, pensez-vous ? Et bien non, ce cordonnier était talentueux et le savait. Il façonnait de ses mains toutes paires de chaussures. Des talons haut pour les élégantes dames, des plus petits, des chaussures plates pour les messieurs. Il affectionnait particulièrement les chaussures d’enfants. Elles étaient de vrais joyaux. Si petites et brillantes, les petites filles et les garçons les adoraient. Elles n’étaient pas lourdes à porter. C’était un vrai bonheur pour petit et grand. Mais arriva ce soir d’hiver. Cette nuit-là, notre cordonnier devait impérativement terminer les chaussures destinées au Président en personne. Dehors la pluie battante cinglait le visage des gens qui peinaient à avancer. Ils luttaient face au vent comme un ouragan. Des feuilles de platanes se collèrent à la vitre dans un petit ploc. Relevant la tête le cordonnier se fit happer les mains par sa machine. Il voulut tirer pour sortir ses mains mais ce fut impossible. Dans un élan de peur et de colère, il appuya avec sa cuisse sur le bouton d’alarme. La machine s’arrêta brusquement. Tombant à la renverse, il s’évanouit. Son confrère Maurice revenait de chercher le souper. Il l’appela mais rien, personne ne répondit. Pascal, Pascal où es –tu ? Mais Pascal le cordonnier ne répondait pas. Maurice le vit à terre insconcient . Du sang coulait par terre. Saisit de panique, Maurice appela le samu. Les secours arrivèrent peu de temps après. Pascal fut transporté avec son ami d’urgence à l’Hôpital. Il devait être opéré. Le chirurgien de service arriva. Pascal réanimé put voir le médecin et son confrère quelques secondes. Puis il fut endormi. chaussuresA son réveil dans une chambre blanche, il vit les bandages. Comprenant ce qui c’était passé, il voulut savoir comment son opération s’était déroulée. Le chirurgien le rassura sur son état de santé, et quitta la chambre. Notre cordonnier ne dormit pas de la nuit. Il était furieux contre lui. Comment s’habituer à cela, comment faire ? Il réfléchit longuement. Au lever du soleil, il trouva l’idée géniale. Elle consistait à fabriquer une paire de mains.  Il en parla à son confrère et ami. Doutant de ses talents d’orfèvre Maurice en discuta aussi avec le chirurgien. Ce dernier comprenant que notre malade ne supporte pas ce qui s’était passé, accepta la demande du patient. Maurice rentra chez lui et se mit au travail. Il ne dormit pas de deux jours et deux nuits. Enfin, le matin du troisième jour, il acheva son chef-d’œuvre. Elles étaient merveilleuses, semblable à deux joyaux. Faites d’or fin, incrustées de diamants précieux. Le lendemain matin, Maurice arriva à l’hôpital. Il montra son travail au chirurgien qui n’avait jamais vu semblable merveille. Des mains fines en or fin. Quoi de plus merveilleux pour un cordonnier talentueux. On l’opéra pour la seconde fois dès l’après-midi même. Cette fois l’opération serait plus longue et délicate que la première. Le médecin réussit sans mal l’opération. Plusieurs jours plus tard, Pascal le cordonnier er Maurice le confrère purent partir. Enfin, notre homme pu reprendre le travail. Mais les clients qui avaient appris la mésaventure partirent chez son concurrent pensant qu’il ne pourrait plus jamais travailler. Sa notoriété acquise au fils des ans se réduisit à néant. Maintenant ils travaillait peu et pour les personnes beaucoup plus modestes. Un soir, rentrant chez lui, il rencontra un jeune garçon. La pluie tombée drue, les éclairs dardés le ciel. Souvent des coup de tonnerre grondaient. Badaboum ! En passant, le cordonnier sentit que quelque chose ou quelqu’un l’épiait. Il s’arrêta en revint sur ses pas. Dans la nuit, sus un porche, un jeune enfant attendait. Il était là, trempé jusqu’aux os. Grelottant de froid et mourant de faim. Pascal se pencha vers lui.
botte
- « Eh bien jeune homme que fais-tu là à cette heure-ci ? Tu n’as nul part où aller ? Pas de famille ? Pas de copain ? » l’enfant secouait la tête négativement, il était seul au monde sans personne. Le cordonnier l’abrita sous son manteau, et tous deux partirent vers l’appartement du cordonnier. Il s’agissait d’une modeste demeure. Elle comprenait un grand séjour, une cuisine, une salle de bain et une chambre. Comme il était devenu pauvre, il mangeait un bouillon tous les soirs avec un bout de pain et de fromage. Mourant de faim, il proposa sa soupe au garçon pendant qu’il lui cherchait des vêtements secs. Il trouva une couverture. Voulant aider à déshabiller le garçonnet, il lui fit lever les bras en l’air et lui retira son pull tout trempé. Une fois fait, le garçon lui prit les mains et les regarda longtemps. Pascal n’aimant pas cela voulut les retirer mais notre enfant les retint. Il ferma les yeux et se concentra. La pièce fut illuminée comme un beau jour d’été. Les lumières envahissaient la pièce. Puis, l’obscurité revint. N’y voyant plus, Pascal craqua une allumette. Celle-ci illumina très brèvement le visage en face de lui. Ne prêtant pas attention, il posa le chandelier sur la table et se retourna. Mes aïeuls ! que vit-il ? Jésus en face de lui ! Oui vous avez bien lu ! Jésus était là. Il lui était apparut sous les traits d’un enfant. Ne comprenant pas, le cordonnier lui demanda :

- Pourquoi êtes-vous là ? est-ce mon heure ? Jésus sourit et lui répondit :

 - Mais non Pascal, je te prie de croire en mes bonnes intentions. Je suis là car tu as perdu la foi. Ton orgueil fut plus fort ces dernières années, mais pourtant, regarde autour de toi ! qu’est devenu le cordonnier aimé et respecté des plus riches ? Un pauvre homme, luttant contre la misère et se nourrissant de bouillon. Et bien as-tu compris la leçon ? Seras-tu toujours hautain ?

- Oh non dit Pascal, je suis bien déçu de ne plus voir personne venir à mon atelier. Je travaille pour des miséreux qui ne peuvent pas payer, des gens modestes qui paient à la fin du mois et des petits riches, qui paient en discutant le prix.

- Et bien dit Jésus, je te souhaite de tout cœur que tes affaires re fonctionnent comme avant, et que tu redeviennes riche. Maintenant, je te propose d’aller dormir.pantoufle

Ceci dit, une poussière d’étoiles se posa sur le front du cordonnier. Il dormit d’un profond sommeil et s’éveilla le lendemain matin. Il avait si mal au crâne qu’il pensait avoir rêver. Mais le chandail par terre lui rappela que non. Il partit au travail, et à sa grande surprise, les clients s’enchainaient les uns à la suite des autre. Cela dura et dure encore. Notre cordonnier comprit la leçon et devint plus sociable avec tout le monde. Dès qu’il le peut, il réparent des chaussures et les donnent aux pauvres. Les riches reviennent dans sa boutique comme par enchantement, mais Pascal ne leur fait plus de cadeaux. Les clients paient de suite. Cet argent va aux pauvres qu’il connaît et leur rend bien des services.

Par clarisse - Publié dans : articles récents :
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  • Femme
  • Je suis dans la publicité depuis plusieurs années, j'écris depuis longtemps, et maintenant, je vous fais partagé les contes que je crée. bonne lecture à tous
  • 26/05/1978
 
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