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Peu de temps avant la Saint Nicolas, un tailleur doué fut mandaté par l’église pour
confectionner une cape pour le Pâpe. Malheureusement, la personne concernée ne pourrait se présenter pour les essayages. Un moine bien bâti viendrait pour la prise des mesures et peu de temps
après pour l’essayage de la cape. Dans le courant de la journée qui suivit, une religieuse vint lui apporter les tissus. Ils étaient d’une grande beauté. Des étoffes superbes étaient installées
sur le plan de travail. On y trouvait : de la soie, du satin et du velours. Notre tailleur reçut le lendemain matin la visite du Frère Thomas. Il prit les mensurations dont il avait besoin.
Nota scrupuleusement sur un bout de chiffon toutes les références. Dans l’après-midi, et jusqu’à la tombée de la nuit, il mesura, coupa. Enfin tout était prêt. Il démarrerait l’assemblage dès le
lendemain matin. Il rentra chez lui, rejoignant sa chaumière située à un kilomètre à pied. Le pauvre homme était si pauvre qu’il mangeait à peine le soir un bol de soupe et un morceau de fromage.
De quoi se caler l’estomac et aller au lit. Il chargea sa cheminée de quelques bûches pour la nuit. Sa chambre était à proximité de la pièce à vivre. Il laissait la porte ouverte pour faire
rentrer la chaleur. Le lendemain matin, il fut réveillé à l’aube par le coq qui chantait à tue-tête. Il mangea un morceau de pain qu’il fit chauffer, un bol de lait et partit au travail son
baluchon pour le midi sur l’épaule. Arrivant à son atelier, il chargea de quelques charbons son poêle. Il s’attela à sa longue tâche. Il cousit toute la journée. Il ne fallait pas se tromper dans
les morceaux. La soie devait être utilisée uniquement pour l’intérieur de la capuche, le velours pour toute la cape et le satin pour l’intérieur de la cape. Le tailleur travaillait dur. Il devait
tout terminer avant le lendemain après-midi. Comment faire ? N’y voyant presque plus, il cessa son travail. La nuit était tombée. Il désespérait d’y parvenir, mais il le fallait, il n’avait
pas le choix. Il rentra chez lui, dîna et se coucha. Son sommeil était agité, comment faire, il faudrait un miracle pour que je termine à temps. Oh, j’ai peu d’espoir, mais je dois poursuivre ce
travail. Pendant ce temps, dans l’atelier deux chats magiques habitant à proximité trouvèrent une fente près de la porte et y entrèrent. Tous deux poursuivirent la couture toute la nuit. Enfin le
lendemain à l’aube, ils achevèrent la cape. Ils la disposèrent sur le plan de travail. Qu’elle était belle, elle scintillait de tous ses feux. Les lettres brodées d’or étaient de toute beauté.
Ils venaient d’achever une véritable merveille. Notre tailleur arriva plongé dans ses pensées à son atelier. Ils se trouva nez à nez avec les chats. Surpris les chats miaulèrent et partirent en
courant par la porte encore ouverte. Ohhh, dit le tailleur, qu’elle merveille ! C’est formidable, le Frère Thomas va être heureux de voir une si belle pièce. Ah vraiment, je suis soulagé mon
travail est accompli. Sur ce le Frère Thomas arriva. Il passa beaucoup plus tôt car il devait aider les autres membres de l ‘église à préparer l’arrivée du Pâpe. La clochette retentit : Ding-ding. Frère Thomas entra et dit au tailleur :
- Bonjour, je viens essayer et retirer la cape.
- Mais je vous en prie dit le tailleur, elle est terminée
Le moine la passa. Elle tombait parfaitement. N’était ni trop longue ni trop courte. Il partit avec et le paya. Le lendemain le Pâpe défila dans la rue principale et entra bénir l’église du
village. Au retour de la messe, il demanda à voir la personne qui avait réalisé ce travail. On alla chercher le tailleur chez lui dans sa chaumière et l’amena au monastère. Il vit le Pâpe.
Celui-ci comblé, lui proposa une place de tailleur au sein même de l’église. Il y serait nourrit, logé et blanchi. Très heureux, le tailleur accepta l’offre à une seule condition, il devait avoir
aves lui les deux chats qui vivaient derrière son atelier. Au bout de longues minutes de discussion, la demande fut accordée. Le tailleur prit ses quelques affaires dans sa chaumière, les chats
dans un panier et partit vivre avec les moines.
Désormais, il vit heureux et finit ses jours paisiblement. Son plus grand bonheur reste la couture pour les vêtements de cérémonie et le linge quotidien de l’église.
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